Eglise Saint AUBIN Historique
L'Église saint Aubin
Dédiée à Saint-Aubin (évêque d'Angers de 538 à 550), l'église de Trèves conserve des traits de la construction primitive. Sur les murs latéraux de la nef on remarque plusieurs fenêtres minuscules, ressemblant plutôt à des meurtrières. La partie supérieure est faite d'une seule pierre, évidée en demi-cercle, sur laquelle on a simulé les joints d'un arc. Au-dessus, des fenêtres plus grandes ont été murées. Les fenêtres actuelles datent de la restauration de 1865. On remarque aussi que la base des murs a été ouverte d'arcs en tiers-point, aujourd'hui murés, comme si l'église avait eu à un moment donné, un bas-côté. Le transept, saillant, se termine par des pignons. Sur le transept s'ouvrent deux absidioles de plan demi-circulaire, éclairées par un fenêtre. A la croisée du transept se trouve l'amorce d'une tour carrée, décorée de baies aveugles et surmontée d'une toiture en pavillon. L'abside, de plan demi-circulaire, est éclairée par trois fenêtres en plein-cintre. A l'angle de la nef et du bras sud du transept a été élevé, au XIIIè siècle, un clocher, surmonté d'une flèche en pierre (restauré en 1994/1995). Ce clocher empiète fortement sur l'intérieur de l'église. La façade, très simple, est formée d'une arcade saillante, en plein cintre, encadrant la porte principale, accompagnée à droite et à gauche de deux arcs aveugles, de tracé légèrement brisé.
Les murs latéraux de la nef et le revers de la façade ont été renforcés, au Xvè siècle, par cinq arcades, portées sur de grosses colonnes à chapiteaux simples. La nef fut couverte d'un beau berceau en charpente, avec poinçons et entraits décorés de têtes de monstres. A l'entrée de la nef, on remarque un grand bénitier en pierre, anciens fonts baptismaux ornés de quatre masques en saillie ( les quatre fleuves du Paradis, auxquels fait allusion le texte de la bénédiction des eaux à la vigile pascale).
A la saillie formée par le clocher est adossé un grand arc, décoré de belles sculptures de style roman poitevin.
Le transept est voûté en berceau. La croisée, sous l'amorce de tour dont nous avons parlé, est couverte d'une belle coupole octogonale sur trompes. Elle est portée sur des arcs en tiers-point, à double rouleau, soutenus par des colonnes dont les chapiteaux semblent du début du XIIè siècle. Au fond du bras gauche du transept est un ancien tabernacle, jolie lanterne en pierre blanche, ajourée de fenêtres de style flamboyant, surmontée d'une flèche ajourée. Il remonte à la fin du Xvè siècle.
Au fond du bras droit du transept, sous une arcade flamboyante, se trouve le tombeau, avec épitaphe et gisant, de Robert le Maczon, seigneur de Trèves,chanceleier de France. Il était né vers 1365 à Château du Loir. Entré au service du duc Louis II d'Anjou en 1407, chancelier de la reine Isabeau de Bavière en 1414, il prit le parti du dauphin en 1418 et aida Tannegui Duchâtel à sauver le jeune prince des mains des Bourguignons. Parmi les conseillers de Charles VII, il fut constamment favorable à Jeanne d'Arc. Il avait acquis la seigneurie de Trèves en 1417, et possédait de ce fait un péage fructueux sur la navigation de la Loire, alors très active. Charles VII lui accorda des droits supplémentaires sur le trafic des vins et du sel (1423) et le droit de tenir des foires à Trèves (1424). A partie de 1435, Robert le Maczon entreprit la reconstruction du Château. Il mourut le 2 janvier 1443.

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